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 maternage

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Rainbow
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MessageSujet: maternage   Jeu 17 Nov à 19:11

article trouvé sur le forum "la voix lactée"

Pratiques de parentage et durée de l’allaitement


Variations in parental comforting practices and breastfeeding duration. CR Howard, N Lanphear, N Lanphear, S Eberly, R Lawrence. N Lamphear, CR Howard, B Lamphear, S Eberly, R Lawrence. 9th Annual Meeting of the Academy of Breastfeeding Medicine, Oct 20-25, 2004. ABM News and Views 2004 ; 10(S). Mots-clés : allaitement, durée, parentage.


La vision occidentale de l’allaitement est essentiellement alimentaire, le sein étant utilisé pour nourrir l’enfant. Mais il peut aussi être utilisé pour le réconforter. Il existe peu de données sur la mise au sein dans un but non nutritionnel, pour calmer un bébé qui pleure. Les conceptions différentes d’allaitements peuvent avoir un impact sur la durée de l’allaitement. Le but de cette étude était d’évaluer l’impact de diverses méthodes utilisées en cas de pleurs du bébé, et d’évaluer leur impact sur la durée de l’allaitement.

Pour cette étude prospective, 700 bébés nés à terme et en bonne santé ont été suivis pendant toute leur première année. Les mères ont été interrogées en post-partum précoce (avant leur sortie de maternité), puis à 2, 5, 10, 16, 24, 38 et 52 semaines pour recueil de données démographiques et socio-économiques, ainsi que de données sur l’allaitement, sur les pleurs de l’enfant et sur la réponse des parents aux pleurs. Les parents avaient reçu en post-partum précoce des informations sur les divers moyens de calmer un enfant qui pleure (sans utiliser de biberons ni de sucettes), et ils ont évalué l’impact des pratiques utilisées (très efficace, moyennement efficace, inefficace, ou non utilisé).

87% des mères étaient de race blanche, elles étaient âgées de 29 ± 5,3 ans, avaient 14,3 ± 2,1 années de scolarité, et 91% vivaient avec le père de l’enfant. Pendant les 16 premières semaines, les pratiques les plus efficaces d’après les parents en cas de pleurs étaient de porter l’enfant (88%), de le mettre au sein (82%), et de marcher en le tenant (87%). L’efficacité des autres pratiques telles que le portage dans un porte-bébé de type kangourou, emmailloter l’enfant, la musique, les massages, rouler en voiture, donner une sucette ou un biberon… avaient été efficaces pour 1 à 33% des parents. Après ajustement pour les variables confondantes, la durée totale de l’allaitement était plus longue chez les femmes qui mettaient régulièrement leur bébé au sein pour le réconforter, mais la durée de l’allaitement exclusif n’était pas affectée.

Le fait de mettre un bébé au sein était une méthode très efficace pour calmer ses pleurs, et cela avait un impact indépendant et significatif sur la durée totale de l’allaitement. Les mères pourraient recevoir des informations sur les pleurs des bébés et les meilleurs moyens de les calmer. Les pratiques les plus efficaces (mise au sein, portage, bercement…) impliquaient toutes un contact physique étroit entre le parent et le bébé.





Pratiques de parentages et objet transitionnel


Parenting practices that limit transitional object use : an illustration. KE Green, MM Groves, DW Tegano. Early Child Dev Care 2004 ; 174(5) : 427-36. Mots-clés : parentage, objet transitionnel, allaitement, sommeil partagé.


La norme dans les pays occidentaux est de donner à l’enfant un « doudou », un objet transitionnel. Ce dernier est considéré comme plus ou moins indispensable au développement de l’enfant. De très nombreux spécialistes de psychologie infantile ont étudié les troubles induits par l’absence d’un objet transitionnel. Mais ces études ont été effectuées sur des cultures occidentales. John Bowlby estime que l’attachement de l’enfant à un objet n’est ni aussi fréquent, ni aussi « sain » qu’on le pense chez nous.

Dans de nombreuses cultures traditionnelles, le petit enfant passe l’essentiel de son temps contre le corps de sa mère, il dort avec elle, et il a accès au sein aussi souvent qu’il le désire. Ses besoins d’attachement sont totalement satisfaits par le corps de la mère. Dans les sociétés occidentales, la plupart des jeunes enfants passent le plus clair de leur temps seuls, et doivent donc se contenter d’une sucette à la place du sein, et d’un doudou à la place du corps de leur mère. Une étude effectuée sur des bébés vivant en Italie en 1970 a constaté que 5% des bébés italiens vivant en zone rurale avaient un doudou, contre 31% des bébés italiens vivant en ville, et 61% des bébés anglo-saxons vivant dans une ville italienne. D’après les études effectuées sur le sujet, il semble que l’utilisation d’un doudou est rare dans les cultures où l’allaitement long est la norme, où le bébé dort avec sa mère, et a beaucoup de contact physique avec elle. L’objectif de cette étude était d’évaluer la fréquence d’utilisation d’un doudou par rapport aux pratiques de parentage.


Les auteurs concluent qu’il semble y avoir une hiérarchisation dans les objets transitionnels utilisés par l’enfant. Les bébés qui ont la possibilité d’utiliser le sein maternel et/ou le corps de la mère n’ont pas souvent besoin d’un autre objet transitionnel. Les bébés qui n’ont pas cette possibilité apprennent à se réconforter seuls avec leur pouce, un linge, une sucette ou un jouet. D’autres études seraient nécessaires sur le sujet, afin d’évaluer les différences culturelles de parentage et d’utilisation d’un objet transitionnel, ainsi que l’impact à long terme de ses pratiques ; en particulier, certains auteurs craignent qu’un mode de parentage à contact important avec l’enfant rende ce dernier dépendant et incapable de se séparer de sa mère, tandis que d’autres affirment qu’un mode de parentage à faible contact ne respecte pas les besoins fondamentaux des bébés.


Dernière édition par le Jeu 17 Nov à 21:34, édité 2 fois
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Rainbow
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MessageSujet: Re: maternage   Jeu 17 Nov à 19:12

suite
Impact à long terme de la négligence
et du stress


Cerebrum 2000 ; Fall : 50-67.


Le stress subi par le jeune enfant induit une cascade d’effets physiologiques, en particulier au niveau de la sécrétion des hormones et des neurotransmetteurs, qui auront un impact définitif sur le cerveau en plein développement de l’enfant
. On sait depuis longtemps que des animaux ayant subi des stress lorsqu’ils étaient jeunes en gardent des séquelles comportementales permanentes. Il n’y a pas de raison que ce soit différent chez les humains.

Les auteurs de cette équipe ont, en particulier, identifié 4 pathologies qui semblent avoir une relation significative avec la négligence et le stress pendant la petite enfance :
· les crises d’épilepsies, induites par des modifications du système limbique
· des modifications de l’EEG associées à un comportement plus agressif envers soi et envers les autres
· des anomalies du développement du cerveau gauche, qui sembleraient être en relation avec une plus grande fréquence de dépressions et de troubles mnésiques
· des troubles au niveau des relations entre le cerveau gauche et le cerveau droit, peut-être en rapport avec des anomalies structurales du pont entre les 2 hémisphères.







Pratiques de maternage
dans les sociétés non industrialisées


Child care practices in nonindustrialized societies. EA Severn Nelson, W Schiefenhoevel, F Haimerl. Pediatrics 2000 ; p.e75. Mots-clés : cultures, ethnies, soins aux enfants.


Le but des auteurs était d’évaluer les pratiques de soins aux jeunes enfants dans les sociétés peu industrialisés, en particulier celles pouvant avoir un impact sur le risque de mort subite du nourrisson (pratiques de sommeil, allaitement). Les auteurs ont recueilli des données exploitables et répondant aux critères de leur recherche sur 53 sociétés. La qualité et la quantité des informations disponibles étaient très variables selon les sociétés.

Il y avait assez peu d’informations sur l’endroit où dormait l’enfant et la position dans laquelle on le mettait. 23 sociétés considèrent comme normal de mettre l’enfant dans un lieu précis pour dormir dans la journée (berceau, matelas, hamac), et parfois pendant la nuit. Dans seulement 3 sociétés, l’enfant n’a pas de lieu pour dormir qui lui soit réservé. On faisait référence au sommeil de l’enfant dans le lit parental comme norme dans 25 sociétés, l’enfant dormant avec sa mère dans 15 sociétés, et avec ses 2 parents dans 8 sociétés. Dans 4 sociétés, il était indiqué que l’enfant ne devait pas dormir dans le lit de ses parents. L’enfant dormait toujours la nuit dans la même pièce que ses parents dans toutes les sociétés pour lesquelles il existait des données sur ce point.

Les données recueillies montrent que, dans la plupart des sociétés non industrialisées, les enfants bénéficient de beaucoup d’attentions. Dans les sociétés pour lesquelles des informations sur ce sujet ont été trouvées, l’enfant n’était quasiment jamais laissé seul (une autre personne était constamment près de lui, en général la mère ou un membre plus âgé de la fratrie). Pendant la journée, les enfants sont soit portés par une autre personne, soit gardés dans la même pièce que d’autres personnes. Dans certaines sociétés (9 indications), les garçons et les filles n’étaient pas traités de la même façon (différences dans la durée de l’allaitement, dans l’habillement…).

Il existait des données sur l’alimentation des enfants pour 48 sociétés, toutes faisant référence à l’allaitement, sauf une référence à l’alimentation au lait industriel ; des informations sur la longueur normale de l’allaitement ont été trouvées pour 35 sociétés. La plupart d’entre elles considèrent qu’une durée d’allaitement de 2 à 3 ans est la norme (14 sociétés), une durée de plus de 3 ans étant fréquente dans 12 sociétés ; il existe des rapports d’enfants allaités jusqu’à 7-8 ans, voire 10-12 ans. La plupart du temps, la mère allaite à la demande, et il n’existe aucune limite pour la fréquence ou la durée des tétées. L’enfant a accès au sein aussi souvent qu’il le souhaite, jour et nuit. Dans de nombreuses sociétés, il est inconcevable de laisser l’enfant pleurer la nuit, ou de lui refuser le sein.

Dans 14 sociétés, le tabagisme du père est fréquent. Il existe beaucoup moins d’informations sur le tabagisme maternel, mais les sociétés où le tabagisme maternel est considéré comme normal sont rares. Dans une société, la mère faisait fumer sa pipe à l’enfant pour le calmer s’il pleurait.






Ne laissez pas pleurer les bébés


Harvard researchers says children need touching and attention. A Powell. Hardward Gazette (Fev 99)


D’après cette équipe de chercheurs travaillant au département de Psychiatrie de l’Ecole de Médecine de Harvard, la croyance en vogue dans nos pays et selon laquelle il est bon de laisser pleurer les bébés aurait pour principal résultat de fabriquer des adultes stressés et anxieux.

Cette équipe a analysé les pratiques de maternages pratiquées dans nos pays et dans d’autres cultures, et a étudié les fonctions neurologiques, les capacités d’apprentissage, et les réactions émotionnelles des enfants en situation de stress, et ce en fonction du maternage qu’ils avaient connu. « Les parents doivent savoir que, en laissant pleurer leurs enfants sans leur accorder d’attention, ils peuvent provoquer chez lui des dommages à long terme. Le système nerveux de l’enfant deviendra anormalement sensible aux traumatismes à venir » ont déclaré les Drs Michael Commons et Patrice Miller. Il estime que lorsqu’un bébé pleure, les parents devraient le prendre dans leurs bras, le consoler, le prendre dans leur lit où il se sentira souvent plus en sécurité que dans un berceau.

Dans notre culture, nos pratiques de maternage sont fortement influencées par la conviction qu’il faut rendre l’enfant indépendant dès son plus jeune âge, et pour cela le faire dormir seul dans un berceau et dans une pièce séparée, et ne pas « se plier à ses caprices ». Cette équipe estime que c’est le contraire qui est vrai, et qu’il y a bien d’autres moyens d’aider un enfant à acquérir son autonomie qu’en refusant de répondre à ses besoins fondamentaux. Le contact physique et l’attention qui lui est prodiguée font que l’enfant se sent en sécurité ; il lui sera plus facile d’acquérir lui-même son indépendance, et d’avoir à l’âge adulte un comportement émotionnel sain et des relations faciles avec son entourage. L’impact d’un maternage où la mère répugne à avoir un contact physique important est manifeste ; il produit des adultes qui n’aiment pas être touchés et qui ont des difficultés à toucher les autres.

Outre cette crainte de « gâter » l’enfant, notre société a d’autres croyances typiques de notre culture, telle que penser que l’enfant va interférer avec la vie sexuelle de ses parents, ou que les parents risquent d’étouffer leur bébé, s’ils le prennent dans leur lit la nuit. Pour les Drs Miller et Commons, le résultat de ces croyances est une culture qui ne sait plus s’occuper normalement de ses enfants, une culture caractérisée par la perte des relations interpersonnelles chaleureuses et riches en contacts physiques. Une culture qui considère les soins à donner aux enfants comme une corvée. Punir et laisser seul un enfant n’ont jamais été de bons moyens pour obtenir des adultes sains, équilibrés, chaleureux et autonomes, ont-ils conclu.





Les enfants ont besoin de contact physique


M Fox. Stressed babies may be prone to trouble later. Health and Science, Feb 17, 1998.


Les psychiatres pensent de plus en plus que le non respect des besoins du bébé peut induire à long terme des troubles de la personnalité. « Les enfants que l’on laisse dormir seuls ou que l’on laisse pleurer pourront présenter en grandissant des syndromes post-traumatiques et des troubles de la personnalité » dit le Dr Michael Commons (Harvard Medical School).

Le fait que les bébés ont besoin de contact physique est maintenant reconnu. Il est de moins en moins souvent conseillé de les laisser seuls dans leur berceau pendant des heures, ou de les laisser pleurer régulièrement. Mais ce n’est que récemment que des chercheurs ont mis en évidence les modifications cérébrales induites par le stress chez les nourrissons, en particulier lorsqu’il est obligé de dormir seul. « Dans la plupart des cultures, les jeunes enfants dorment avec leurs parents. Dormir seul est très stressant pour un jeune enfant ; le fait que beaucoup pleurent en la circonstance suffit à le démontrer » affirme le Dr Commons.

Il est aussi démontré que le taux circulant de cortisol est plus élevé lorsque l’enfant pleure, ce qui induit des changements physiques au niveau du cerveau. « L’enfant devient plus facilement malade, il guérit moins vite, et il est plus susceptible de souffrir de troubles mentaux. De plus, ces modifications cérébrales sont irréversibles. »

Le Dr Commons a étudié une tribu Kenyane et un échantillon de la population de Boston (USA). Dans les cultures occidentales, les enfants sont encouragés à devenir indépendants et à se débrouiller seuls face au stress aussi rapidement que possible. Or, bien souvent, ils n’ont pas les ressources physiques et émotionnelles pour faire face seuls à bon nombre des situations auxquelles on les confronte. Dans d’autres cultures, les enfants sont encouragés à rester près des adultes pour obtenir le contact physique et le soutien émotionnel dont ils peuvent avoir besoin. Les jeunes enfants sont en contact physique avec d’autres personnes pendant la majeure partie du temps. Ils dorment en contact avec leurs parents.

Il conclut en disant que les parents doivent prendre garde à la façon dont ils s’occupent de leurs enfants. Il pense que les jeunes enfants ont absolument besoin d’être touchés, portés, bercés, caressés, embrassés. Dans la journée, ils ne devraient pas être laissés seuls dans un berceau placé dans une pièce séparée. La nuit, ils devraient pouvoir rester en contact physique avec une autre personne. En tant que médecin spécialisé dans les troubles mentaux, il a observé une importante augmentation des névroses, obsessions et phobies, troubles qui sont rares dans des cultures traditionnelles. Il ne peut affirmer que ces troubles sont toujours dus aux stress vécus pendant la petite enfance, mais ces derniers jouent certainement un rôle important.
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unejuliette0
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MessageSujet: Re: maternage   Ven 18 Nov à 14:47

J'ai pas le temps de tout lire, mais il faudra que je repasse ça m'a l'air tres interressant, merci !
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MessageSujet: Re: maternage   

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